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La flamme de Marin la Meslée est toujours vivante.

Information générale

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24/02/2020

Par Pierre LAUGA (EMA1976) qui représentait l'association et a déposé une gerbe en son nom :


Le 4 février 2020, l’Armée de l’air commémorait sur les lieux mêmes du crash, à Dessenheim (68), le 75ème anniversaire de la disparition du plus talentueux de tous les pilotes français qui participèrent à la campagne de France durant la « drôle de guerre », puis à la reconquête du territoire national : le commandant Edmond Marin la Meslée (EMA1936).


M. Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin et M. Edmond Marin la Meslée, petit-fils du héros, avec ses enfants assistaient à cette cérémonie, entourés par le colonel Yann Bourion, commandant la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, et du commandant Lionel Monnot, commandant l’escadron de chasse 2/3 « Champagne ». Étaient également présents, des membres de la famille du sergent-chef Uhry, tombé au cours de cette même mission, Messieurs les maires de Dessenheim et Rustenhart, du personnel de l’escadron rendant les honneurs,des représentants des amicales d’anciens de l’Armée de l’air, plusieurs sections d’anciens combattants et d’associations patriotiques avec leurs drapeaux, ainsi que des personnes civiles.


Après des remises de décoration à des militaires du 2/3, héritier de groupe de chasse I/5 que commandait le commandant Marin la Meslée, la lecture de la dernière citation du héros, a eu lieu le traditionnel dépôt de gerbes.

La grandeur de l’homme, du militaire et du pilote a été soulignée au cours de cette matinée, à l’instar du général René Bouscat, inspecteur de l’Armée de l’air lors de la cérémonie d’hommage rendue au commandant Marin la Meslée le 26 février 1945, dans la collégiale de Dole* : 

"MARIN LA MESLEE, pur et grand soldat de l'Air, c'est à vous que je m'adresse ce soir.

Vous êtes là, parmi nous.

Tout ce spirituel sublime, tout ce qui demeure à jamais autour de nous et en nous-même de votre vie terrestre, tout cela constitue votre présence.

MARIN LA MESLEE, vous êtes de ceux dont on ne peut prononcer le nom et évoquer la mémoire sans éprouver, de soi-même, une impression de petitesse et d'indignité ; aussi, est-ce après un fervent recueillement et une patiente décantation de mes pensées, après avoir tenté de me dégager de moi-même et de m'élever vers vous, que je veux ce soir saluer votre grande figure.

MARIN LA MESLEE, vous avez été un homme et vous avez été un soldat. Vous avez été tout cela intensément et, avec une aisance dans la grandeur qui étonne encore nos esprits. Il semble que, dès votre naissance, vous ayez été marqué du signe de ceux qui ne doivent cheminer que sur les cimes.

Dans le domaine de la camaraderie et de l'amitié, vous avez créé une atmosphère qui ne s'apparentait à nulle autre. Il émanait de vous un pouvoir attractif qui appelait à la fois l'attachement et l'admiration. Votre simplicité dans la camaraderie, votre fidélité dans l'amitié, étaient comme des dons permanents de vous-même. Chacun, près de vous, se sentait touché par une sorte de ferveur qui portait vers les pensées les plus hautes vers les sentiments les plus généreux, vers les gestes les plus droits.

Vous avez été époux et père, avec noblesse et rectitude, comme il se doit. Mais ces devoirs pieux, jamais, pour vous, ne prenaient l'apparence du devoir austère. C'est dans la joie que vous donniez le meilleur de vous-même à celle et à ceux qui ont maintenant l'immense honneur de porter votre nom, par-delà le temps. Sur ceux-là, nous qui nous efforçons aussi de prolonger votre sillage, nous reporterons l'admiration et la fidélité active que nous éprouvions pour vous.

Camarade, ami, époux et père, vous l'avez été dans les limites de la perfection humaine. Mais, soldat MARIN LA MESLEE, vous l'avez été et le resterez à jamais. Le temps, qui épure tout, et ne laisse subsister que l'essentiel, dressera de vous en haut-relief, la silhouette de légende d'un paladin de l'air, toujours souriant et toujours vainqueur. Car vous êtes tombé invaincu comme un chevalier atteint de loin, à tout hasard, par la piétaille... Cette aisance, que vous portiez dans la vie comme un panache, était la règle de votre comportement dans le combat aérien... Les vertus guerrières, à l'ordinaire, nécessitent une concentration, une tension, des facultés les plus rares : le combattant porte toujours sur sa face la marque de la volonté portée à son paroxysme... Vous, vous alliez de victoire en victoire, votre visage illuminé de ce regard clair et profond, où, toujours, brillait la sérénité la plus limpide. Et ce regard de pure spiritualité, ce regard magnétique, était celui du chef le plus admiré et le plus aimé, qui entraînait dans le vent de son hélice tous ses équipages. Chef, vous l'étiez par l'exemple, mais vous l'étiez, plus encore, par l'ascendant d'une âme exceptionnelle dont le rayonnement était une véritable conquête. Vos pilotes n'étaient pas des subordonnés, mais des adeptes, des camarades de combat, fraternellement unis dans un même idéal.(Extrait du journal du SGC Georges Commenoz – GC I/5)

* Marin la Meslée et le sergent-chef Uhry ont décollé pour la dernière fois le 4 février 1945 du camp d'aviation de Tavaux situé à proximité de Dole dans le Jura


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