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Histoire de l'Ecole de l'Air

LES DÉBUTS ET LA GUERRE

La première promotion de notre École, ayant reçu le nom du capitaine Guynemer au cours d'un baptême dont la tradition se perpétue depuis, s'installe le 4 novembre 1935 à Versailles, dans la caserne des Petites Écuries. Il faudra attendre octobre 1937 pour que "le Piège" puisse s'établir à Salon-de-Provence dans des bâtiments encore inachevés.
Puis c'est la guerre ! Les premières promotions, tout juste sorties de l'École, prouvent qu'elles ont fait leur la devise du capitaine Guynemer, "Faire face". Quand sonne la victoire, sur 551 officiers issus des cinq premières promotions, 176 manquent à l'appel, tombés sur tous les fronts, de France, d'Angleterre, d'Italie, de Russie ou dans la Résistance. Le 14 juin 1946, le rôle de l’École de l’air est reconnu dans une citation portant attribution de la Croix de la Légion d’Honneur.

LE RETOUR À SALON ET LES THÉÂTRES D'OPÉRATIONS EXTÉRIEURES

En 1946, l'École de l'air retrouve Salon-de-Provence. Les promotions successives qui y sont formées se montreront dignes des précédentes : en Indochine, en Algérie, puis sur l'ensemble des théâtres d'opérations extérieures auxquelles participe l'Armée de l'air, l'École est toujours présente et paie un lourd tribut au service de la France : les listes qui couvrent les murs de la salle des Marbres de l'École en témoignent. Une nouvelle citation portant attribution de la Croix de Guerre TOE manifeste l’engagement sur tous ces théâtres des officiers qu’elle a formés.

L'ÉCOLE DU COMMISSARIAT DE L'AIR

Créée en 1953, initialement sous la forme d'une division de l'École de l'air avec laquelle elle restera étroitement liée, elle forme les commissaires de l'Armée de l'airqui sont chargés de l'administration, des questions juridiques et financières, et des marchés publics, sur les bases aériennes comme dans les états-majors.

L'OUVERTURE AU MONDE... ET AUX FEMMES

En 1969, mettant à profit la similitude des cursus de formation, un échange est instauré avec l'United States Air Force Academy. Il concerne chaque année six à huit aspirants français et autant de cadets américains.
A partir de 1973, en application d'accords de défense bilatéraux, le cours spécial de l'École de l'air (CSEA) accueille quelques élèves-officiers africains qui n'ont pu passer le concours d'admission à l'École. Leur formation est calquée sur celle de la promotion admise en même temps qu'eux ; ils participent à la cérémonie du baptême.
A partir de la promotion 1976, l'École devient accessible aux candidats féminins, sauf pour les officiers de l'air, sous réserve d'un quota de 15% porté plus tard à 20%. Toute restriction les concernant sera levée en1998.